Dossier > Focus : Guide Officiel Collector Resident Evil 5
Pour accompagner la sortie du dernier Blockbuster de Capcom, à savoir Resident Evil 5, Piggyback, leader européen du marché des guides officiels de jeux vidéo, a publié le guide officiel du titre. Celui-ci est disponible en deux versions, la simple de 208 pages à 15,99 euros et la collector de 224 pages à 25,99 euros. Piggyback nous ayant fait parvenir un exemplaire de la version collector, nous avons souhaité vous en proposer une critique via ce focus. Le guide officiel collector de Resident Evil 5 vaut-il le coup d’être acheté ? Le rapport qualité/prix est-il satisfaisant ? Nous avons décortiqué ce produit pour répondre à toutes ces questions et bien d’autres encore.
Un objet d’art pour les collectionneurs !
Dix euros plus chère que la version simple du guide officiel de Resident Evil 5, la version collector propose seize pages d’illustrations supplémentaires, une couverture rigide de haute qualité avec gaufrage et pelliculage mat et une impression offset feuille à feuille sur du papier 135g de qualité supérieure. Piggyback a donc mis les petits plats dans les grands pour offrir une version collector à la finition exceptionnelle. Le papier est de très bonne qualité et la couverture, très sobre avec son fond noir et le 5 de Resident Evil 5 en relief, est particulièrement classieuse. Quant aux seize pages d’illustrations supplémentaires, il faut bien avouer que les artworks proposés sont somptueux et qu’ils raviront sans aucun doute tous les fans du jeu. Reste à déterminer si ces quelques ajouts non négligeables justifient les dix euros supplémentaires à débourser. Pour une personne désirant seulement se servir du guide comme un outil de progression, cette dépense reste trop élevée. Néanmoins, pour un collectionneur ou fan du jeu, ce guide collector fait office de bible ou d’artbook amélioré. La somme devenant alors dérisoire vu la qualité du produit. Voyons maintenant si le reste de ce guide est tout aussi satisfaisant…
Comme dans tout livre qui se respecte, nous trouvons un sommaire clair avec une note expliquant le système de la navigation par onglets mis en place dans cet ouvrage. En effet, pour que le lecteur sache en permanence à quel chapitre et sous-chapitre se rapporte la page devant lui, l’éditeur a opté pour un menu discret en haut à droite des pages impaires avec un système de jeu de couleurs pour bien faire ressortir le chapitre et sous-chapitre en cours de lecture. Au menu, nous retrouvons donc une préface avec quelques mots de Jun Takeuchi et Masachika Kawata, les producteurs du jeu, quelques pages expliquant les principes du jeu, le plus gros du guide avec tout ce qu’il y a à savoir pour le cheminement de l’aventure, un inventaire, un bestiaire, des suppléments et bien entendu un index permettant de retrouver les pages concernées par un mot ou un thème. Une découpe classique mais diablement efficace.
Lorsqu’on approfondit la lecture, on remarque que les explications données sont bien claires, que tout est expliqué et illustré et que quelques suppléments comme des notes et des tableaux récapitulatifs permettent de compléter les informations données qui s’avèrent au final très complètes. Les paragraphes sont bien découpés, tout est regroupé par thèmes, ce qui permet de piocher l’information dont on a besoin sans forcément suivre le concept de la lecture linéaire, les écrits sont bien aérés pour un maximum de clarté et les illustrations évitent la surcharge des pages tout en apportant de la couleur. La partie la plus « importante » de ce guide est bien entendu le cheminement. Là encore l’éditeur a fait preuve de réflexion (certainement l’expérience qui a beaucoup joué) afin d’offrir des pages qui ont la même structure, ce qui permet d’avoir des idées bien agencées, d’avoir une cohérence dans la répartition des informations et surtout de simplifier la lecture. Ainsi, sur la page de gauche, le lecteur trouve une carte avec l’emplacement de tous les objets, items, etc. du jeu (les symboles et autres jeux de couleurs sont expliqués en début de chapitre pour plus de clarté, tout comme la légende des cartes) et le cheminement principal (découpé en petits paragraphes) est introduit par des lettres qui renvoient à des secteurs précis sur les cartes. Sur la page de droite, le lecteur découvre tous les conseils, astuces, analyses et autres secrets qui font en plus bien la part des choses entre l’aventure en solitaire et l’aventure en coopération. Notons par ailleurs que toutes les explications données ont été rédigées pour convenir aux joueurs jouant en mode Vétéran mais qu’elles conviennent parfaitement pour tous les autres modes de difficulté.
Les pages sont donc bien agencées et le tout est agrémenté d’illustrations de qualité mélangeant screenshots (on regrette juste que certains soient d’une qualité un peu en deçà d’autres) et artworks (vraiment sublimes). Le guide est bien complet à ce sujet, à tel point que certains conseils s’adressent aux joueurs en solitaire pour les mettre en garde sur les petites défaillances de Sheva (comme la mauvaise utilisation des ressources – munitions et sprays en particulier -). Nous retrouvons même des solutions alternatives pour ceux qui profiteront de la replay value du titre en fonction, par exemple, du nouvel arsenal à disposition. La partie inventaire a elle aussi profité du même soin avec des fiches techniques classées par catégorie et une présentation de très bonne facture. Il en va de même pour la partie bestiaire qui offre des fiches détaillées (caractéristiques, astuces, etc.) avec des illustrations des Majinis, des sous-boss, des animaux, des armes biologiques et des boss. Le plus important jusque-là, c’est que le guide ne contient aucun spoiler sur le scénario même si, guide oblige, certaines surprises peuvent être légèrement amochées.
La dernière partie intitulée Suppléments comporte quant à elle des spoilers et autres éléments à même de gâcher le plaisir de la découverte. Le bon côté, c’est que la première page de ce chapitre insiste bien sur ce fait pour dissuader ceux qui désirent tout découvrir par eux-mêmes d’aller plus loin avant d’avoir fini le titre. Pour les plus curieux et ceux qui ont parcouru l’aventure, le guide s’apparente à une vraie mine d’or comportant tout un tas de fiches et d’éléments sur le contenu à débloquer, les succès/trophées, les emblèmes… Nous avons même le droit à des compléments d’informations pour le cheminement, des fiches sur les personnages et des détails sur ceux présents dans le mode Affrontement, des illustrations des figurines ainsi que quelques pages sur les coulisses du jeu avec des images de prototypes et de conceptions. Le tout est agrémenté de commentaires tirés d’un jeu de questions/réponses auquel s’est livrée l’équipe de développement de Capcom, avec notamment des explications sur les choix de conception faits et des détails sur le processus de développement. Et, comme dit précédemment, cette version collector du guide est ponctuée par seize pages d’illustrations (artworks) magnifiques.
ConclusionComplet, détaillé, bien expliqué, structuré et agencé, le guide officiel est certainement un indispensable pour tous les collectionneurs et les fans du jeu qui veulent le terminer à 100% sans trop perdre de temps à chercher tous les éléments par eux-mêmes. Si ceux qui voient le guide comme un outil visant à les aider dans la progression n’auront que peu d’intérêt à dépenser dix euros de plus pour se procurer la version collector, les fans de Resident Evil 5 et les collectionneurs ne regarderont pas à la dépense tant les seize pages supplémentaires sont somptueuses et la finition de très haute qualité. Une sorte de bible qui fait office d’artbook avec 224 pages de qualité même si quelques screenshots (très peu) sont moins flatteurs pour le jeu que d’autres. Les artworks, en revanche, sont tous somptueux. Au final le guide officiel collector de Resident Evil 5 est un peu comme une œuvre d’art qui renferme tous les secrets ou presque du jeu tout en évitant les spoilers jusqu’au chapitre suppléments, qu’il est préférable de consulter après avoir terminé une fois l’aventure pour découvrir tout ce qu’il y a à savoir sur le soft sans gâcher le plaisir de la découverte de l’aventure.